Ma rencontre avec Delphine Hermans
Dans le cadre du mois de la BD de la province de Liège, l’autrice de bande dessinée Delphine Hermans venait expliquer son œuvre chez Autre Chose, magasin de jouets à Hannut. Je vous explique ce que j’en ai retenu et vous fais une courte analyse thématique des deux BD que j’ai lues d’elle.

Auteur
Biquet
Date
Catégorie
Dossier BD

Autrice/dessinatrice de bande dessinée, Delphine Hermans est également animatrice. Elle travaille chez Camera-etc, où elle a, entre autres, produit les courts-métrages animés « L’Enveloppe jaune » et « Les Marrons Glacés ».
Delphine venait surtout nous parler de BD. L’événement était très intimiste puisque nous n’étions que quatre à être présents.
Son œuvre BD
L’œuvre de la dessinatrice de BD est globalement divisée en deux. Elle travaille d’une part avec sa sœur, Anaële, avec qui elle fait principalement de la docu-BD. Son plus gros succès fut d’ailleurs « Les Amandes vertes, lettres de Palestine », contant l’expérience d’Anaële en Palestine. Je vous parle des deux bandes dessinées du duo que j’ai lues plus bas dans l’article.
Sinon, elle travaille également avec Michel Vandam, avec qui elle crée des œuvres de fiction. Elle nous a expliqué que sa manière de travailler est différente de celle qu’elle a avec sa sœur. En effet, cette dernière lui livre un scénario case par case très strict, là où son travail avec Michel Vandam est beaucoup plus libre et collaboratif. Leur BD la plus récente s’appelle « Le Somnambule », l’histoire d’une Bruxelloise qui déménage à Liège après une rupture compliquée. Tout comme l’autrice, la protagoniste souffre de somnambulisme. Leurs récits de fiction sont souvent inspirés par leurs vies réelles.
Qu’en ai-je pensé ?
La première BD que j’ai lue s’appelle « La Ballade des Dangereuses ; journal d’une incarcération ». Elle parle de Valérie Zézé, une toxicomane qui se fait incarcérer pour vol… pour la neuvième fois de sa vie. C’est une histoire vraie qui, sans faire de sensationnalisme, nous raconte le quotidien d’une détenue expérimentée de la prison de Berkendael. Le thème traité m’a intéressé par sa sincérité. Vous pouvez trouver la BD, dont la protagoniste est d’ailleurs la co-autrice, ici.
La seconde BD que j’ai lue est « Hayat : d’Alep à Bruxelles ». Un récit inspiré des témoignages de plusieurs immigrées syriennes, très semblable à « L’Odyssée d’Hakim », une des mes séries de BD préférées. Ce qui les différencie est qu’Hayat est une femme et qu’elle fait partie des Doms, la branche orientale des Roms d’Europe. Le récit est à la fois poignant et instructif, nous mettant face à la réalité de l’immigration, souvent vue comme une démarche opportuniste dans nos contrées. Curieux ? C’est ici que vous pouvez trouver un exemplaire.


Tags: Delphine Hermans, Anaële Hermans, BD, roman graphique, Michel Vandam, Autre Chose, La Boîte à Bulles, Hayat, d’Alep à Bruxelles, La Ballade des Dangereuses
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