La Vilaine

La première rencontre du festival a eu lieu au stand de La Vilaine, un collectif d’auteurs rennais. Ils créent, éditent et publient la revue du même nom.

Antonin et son compère, dont la signature m’est illisible, m’ont gentiment invité à explorer davantage ce que leurs revues avaient à offrir. Elles avaient déjà attiré mon attention, me faisant penser à Métal Hurlant, dont je vous parlais dans mon bilan lecture de l’année. La Vilaine ne fonctionne pas toujours de la même manière que la revue mythique. Elle propose en effet un nombre plus limité de récits, auxquels plusieurs auteur•ices participent, tout en proposant également des récits courts de type un récit-un•e auteur•ice.

J’ai apprécié l’échange avec les deux auteurs. Je suivrai dorénavant leurs campagnes participatives sur Ulule de près.

Céleste, les Succubes et Bries

Ensuite, j’ai eu plusieurs échanges courts pendant le festival. Céleste est plutôt illustratrice qu’autrice de BD, car chacun de ses dessins est indépendant. Elle se présente elle-même comme étant les deux. Ses illustrations m’ont fait beaucoup rire. Je vous suggère d’ailleurs son compte Instagram. Je suis content d’avoir acheté son recueil « Tout va bien ».

Les Succubes est un collectif de jeunes illustrateurs, un peu déjantés. Bon d’accord. Plutôt très déjantés. Leur énergie a suffi à me convaincre de leur acheter deux ouvrages. Si vous êtes un•e hérétique, allez jeter un coup d’œil sur leur site.

Je ne pensais pas trouver un éditeur flamand au festival. Bries est un éditeur indépendant qui possède son propre point de vente à Anvers. Ils présentaient surtout des ouvrages muets. Judicieux. En réalité, leur offre est variée, tant dans les sujets que la nationalité de leurs auteurs. Vous pouvez trouver leur catalogue sur leur site.

PCCBA

En décembre, mon youtubeur préféré Le Fils de Bulle, accueillait une personne particulière que je ne connaissais pas, L.L. de Mars. Il nous présentait sa vision tout aussi particulière et consciemment à contre-courant de la bande dessinée.

J’ai d’abord brièvement discuté avec sa compagne C. De Trogoff, elle-même autrice. Elle me présenta certaines de leurs créations et me demanda si je créais. Je devais lui assurer que je n’en avais aucune envie car prétendre ne pas être suffisamment créatif n’était, pour elle, pas une réponse satisfaisante.

Ensuite, j’ai eu une conversation plutôt plaisante avec L.L. de Mars. Après avoir fait quelques recherches à son sujet et appris son importance dans le monde de la BD alternative, j’avais hâte de le rencontrer et d’échanger avec lui. J’ai eu du mal à comprendre la plupart de ses œuvres. Je me suis rabattu sur celles qui se rapprochaient le plus d’ouvrages classiques. L’un d’entre eux, « Tarzan, Seigneur des Singes », est une histoire de Tarzan repensée, sur les pages de gauche, et de possibles réactions à ce « remaster », sur les pages de droite.

Même si je ne le comprends pas totalement, je respecte les publications, les œuvres, les idées et la démarche de PCCBA, le « laboratoire éditorial de bandes dessinées » de C. de Trogoff et L.L. de Mars. Notre échange fut le point fort de mon passage au festival, que j’ai d’ailleurs adoré du début à la fin.

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