Sangoma, les damnés de Cape Town

One-Shot

Auteurs :

Caryl Férey (Scénario), Corentin Rouge (Dessin)

Editeur :

Glénat

Genre :

Polar / Thriller

Thème :

Post-Apartheid

Liens (non-affiliés) :

Librel (Belgique) / leslibrairies.fr (France)

De quoi ça parle ?

Sangoma est un thriller / polar plutôt classique. On suit l’enquête d’un meurtre qui a eu lieu sur une ferme de l’Afrique du Sud post-apartheid. Dans un climat de tensions ethniques, nous allons suivre les aventures du détective chargé de l’affaire.

Le récit possède exactement la dose requise de violence, de sexe, d’hypocrisie raciste avérée, de folklore local, de personnages insolites et de rapprochements inter-ethniques. Telle une recette de cuisine, les auteurs en suivent les instructions. Cela donne un récit bien ficelé et efficace, même si il est un tant soit peu prévisible.

Comment c’est fait ?

Corentin Rouge est un excellent dessinateur. Il suffit d’admirer sa couverture quasi photo-réaliste du tome 1 d’Islander, la BD plus récente du duo d’auteurs, pour se rendre compte qu’il sait dessiner, le bougre. Il avait déjà ce style graphique plutôt scolaire pour Sangoma. Il le maîtrise.
La composition est également plutôt scolaire. Les cases sont rectangulaires. Elles adaptent leur taille pour soutenir au mieux le récit.

Ça dégage ou pas ?

Sangoma est une bonne bande dessinée. Elle nous conte un récit haletant et bien rythmé. Sa composition est efficace. Ses dessins sont justes. Je vais m’en séparer. Pourquoi ? Je suis devenu un peu plus exigeant au fil du temps… Une œuvre qui n’est que divertissante et bien construite ne s’assure plus une place dans ma bibliothèque. Cela dit, je pourrais la recommander à beaucoup de monde, même si je la trouve un peu trop scolaire. Elle est accessible et fait le taf. Ni plus, ni moins.